mardi 7 avril 2009

Jésus Christ était noir, je l'ai rencontré à Poissy

Lorsque l'on évoque Saint-Matthieu devant moi, mon esprit fait instantanément le rapprochement avec le film de Pier Paolo Pasolini et j'étais donc loin d'imaginer que Jean-Sébastien Bach avait composé deux passions, l'une selon Saint-Jean et l'autre selon Saint-Matthieu. C'est donc la seconde que j'ai eu la chance de voir grâce à Jean-Michel au théâtre de Poissy, dans le trou du cul des Yvelines où je m'étais déjà rendu pour découvrir la Villa Savoye.

Lorsque j'appris la durée du concert (3 heures entrecoupées d'un entracte d'une vingtaine de minutes), je blêmis légèrement. Pourtant, force est de constater que je ne me suis pas ennuyé une seconde, littéralement emporté par la musique de Bach joué par une orchestre baroque de qualité, l'Orchestra of the Age of Enlightenment. Et à cette musique (divine lors de certaines arie) s'ajoute évidemment les voix remarquables des chanteurs, notamment les chanteurs masculins comme Roderick Williams (un Christ noir beau comme un Dieu !) et Mark Padmore. Ce dernier, admirable dans les passages de l'évangéliste, portait en plus une triple casquette ce soir, celle de chanteur, celle de directeur musical et celle de choriste car il a tenté (et réussi) le pari un peu fou de se passer des choeurs et de faire jouer les passages habituellement chantés par des choeurs par les autres chanteurs.

Un seul regret : l'absence de sous-titres (ou sur-titres) empêchant de suivre l'avancement du récit. Effectivement, même si tout le monde connait grossièrement le déroulement de la passion du Christ, je pense que le concert aurait gagné en intensité avec une traduction littérale du livret, donné en version allemande dans le programme vendu avant la représentation.

mardi 24 février 2009

Chris écorné...

Je n'aurais certainement pas payé 40 euros pour aller voir Chris Cornell à la Cigale – et visiblement, je ne suis pas le seul vu le nombre impressionnant d'invitations qui ont été distribuées – mais pour rien au monde, je n'aurais refusé la proposition de David !

Arrivé à la fin de la première partie, nous devrons encore attendre presque une heure pour que Chris Cornell daigne entrer sur scène. Affublé d'un look à la Johnny Depp, le voilà qui entame son nouvel album. Je reconnais que je ne sais pas grand chose de sa carrière solo. Pour moi, Chris Cornell, c'est avant tout SoundGarden et Audioslave. Autant dire que le choc est rude. David n'a même pas besoin de me dire que son dernier album a été produit par Timbaland tant la patte de celui-ci est visible. Pendant 45 minutes, il enchainera les chansons à sonorité électronique toutes plus pathétiques les unes que les autres. Autant dire que, sans aller jusqu'à regretter d'être venu, je ne prends pas mon pied dans la pourtant très sympathique salle de La Cigale.

Et là encore, visiblement, je ne suis pas le seul. Pour la première fois de ma vie, j'assiste à un concert où il y a autant de spectateurs à applaudir qu'à siffler l'artiste à la fin de sa prestation. Mais sans doute Chris Cornell est-il suffisamment camé pour ne pas s'en rendre compte ?

La deuxième partie est heureusement beaucoup mieux et les 45 minutes suivantes parviennent presque à faire oublier la désillusion de ce dernier album. Chris Cornell demande effectivement au public quelles chansons souhaite-t-il qu'il joue. Après un premier choix assez décevant – You know my name, la chanson du générique de Casino Royale – le public fera ensuite les bons choix en faisant abondamment appel à des tubes de SoundGarden et dans une moindre mesure d'Audioslave. Autant dire que le spectacle est alors à la mesure de mes attentes et que je prends même au jeu pendant les dernières chansons...

lundi 27 octobre 2008

Puissance symphonique

Albers Josef

J'aime Beethoven. La virtuosité de sa musique me touche. Ainsi, lorsque JM me proposa de m'inviter à la salle Pleyel pour entendre la première et la neuvième symphonie, j'exultais. J'étais ravi surtout que je n'avais jusqu'alors jamais assisté à une représentation dans un esprit baroque, avec des instruments nécessairement d'époque. J'avais hâte de découvrir sur scène les notes, les airs célèbres de son ultime symphonie achevée en 1824 alors qu'il était déjà sourd. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que je n'ai pas été déçu.

Après un délicieux - et énorme ! - macaron au chocolat et une première symphonie (25 minutes d'une rare intensité) en guise de mise en bouche, les choses sérieuses peuvent commencer. Pendant plus d'une heure, mes oreilles hurleront de plaisir au rythme des accords enchainés avec talents par les musiciens de l'orchestre Anima Eterna sous la direction de Jos van Immersel. Le début du deuxième mouvement, le passage le plus connu, est un véritable ravissement mais c'est dans le quatrième mouvement - dans lequel il y a la fameuse Ode à la Joie, hymne européen de son état - que le plaisir atteint son acmé. Lorsque le choeur et Anna-Kristina Kaapola - soprano -, Marianne Beate Kielland - alto-, Markus Schafer - ténor- et Thomas Bauer -basse- font leur entrée sur scène, l'excitation est à son comble. C'est dans ces dernières minutes que j'apprécie encore plus le fait d'être assis au premier rang tant l'intensité, la puissance de la composition me cloue littéralement à mon fauteuil.

Quelques heures plus tard, les passages les plus forts de ces symphonies continuent de résonner dans ma tête, dans une qualité et une précision qu'aucun enregistrement téléchargé sur emule ne pourra jamais égaler.

mercredi 15 octobre 2008

Skeletal Concert

J'ai découvert le groupe Of Montreal - qui ne viennent pas du Canada mais des USA - avec leur album au titre impossible à retenir Hissing Fauna, Are you a Destroyer ?, visiblement comme beaucoup de personne dans la salle. J'avais eu le temps d'écouter 2 ou 3 fois leur dernier album (Skeletal Lamping) avant leur prestation à l'Elysée Montmartre. J'avais voulu aller les voir l'hiver dernier à La Maroquinerie mais un empêchement de dernière minute m'en avait empêché. C'est désormais chose faite et je ne le regrette absolument pas ; le concert était grandiose...Pourtant, tout avait plutôt mal commencé. La première partie commence à 30 minutes de retard. L'artiste, Max Tundra from London, est aussi sympathique que sa musique est insupportable. Après une dizaine de minutes, j'ai du mal à supporter ses accords électroniques et autres sons étranges et désagréables produits par une dizaine d'instruments hétéroclites. Une sorte de Yelle british. Tout ce que je déteste. Heureusement pour lui, ses chorégraphies à la limite du ridicule, sa voix, son sourire, sa bonne humeur communicative suffit à éviter de faire de cette première partie une torture s'étalant sur près de 45 minutes.
L'attente entre les deux concerts est brève. Moins d'un quart d'heure plus tard, les artistes de of Montreal pénètrent sur scène dans des costumes abracadabrantesques. Kevin Barnes, le chanteur et fondateur du groupe a un look ravageur : maquillage, rouge à lèvre, bijou, talons... Une trentaine de minutes plus tard, il déambule en slip au milieu de danseurs déguisés en girafe ou éléphant. Et une heure plus tard, il est enduit d'une peinture rouge qui finit de créer le mythe autour de l'artiste visiblement adulé par le public. Pas forcément beaucoup d'animation dans la fosse mais une bonne ambiance émanant d'un public connaisseur. Les chansons de leur avant-dernier album connaissent un vif succès. Il faut bien reconnaitre que Heimdalsgate Like A Promethean Curse ou I'm a rejector sont deux morceaux brillants, le premier pouvant sûrement être considéré comme le plus abouti du groupe.Ce qui m'a le plus marqué et le plus plu dans ce concert, c'est que l'on a vraiment l'impression que le groupe a un univers bien à lui. Un univers vestimentaire ultra-kitsch et coloré, un univers musical riche - presque saturé - et un univers visuelle à grand renfort de vidéos animées esthétiquement très réussies et de prestations de danseurs/mimes venant illustrer sur scène les chansons interprêtées par Kevin Barnes et ses musiciens. Et, ce qui le rend encore plus attachant est son aura auprès d'un public gay particulièrement présent dans la salle. Cela change des groupes de petits péteux britanniques formatés pour séduire les greluches de 16 ans par le biais de la radio.

Le concert dure un peu moins de deux heures. Même si ce fut un moment merveilleux, je crois quand même que je suis resté un peu sur ma faim, le groupe ayant 5 ou 6 albums derrière eux et un paquet de morceaux absolument géniaux volontairement oubliés par le groupe.

jeudi 9 octobre 2008

Printemps, été... et c'est tout

Albert Gleizes

Ce soir, JM m'a invité à un concert à la Cité de la Musique présenté dans le cycle Le fil du temps. La première moitié du concert était consacrée à Hector Berlioz et Les nuits d'été. Après l'Ouverture de Béatrice et Bénédict, sympathique mise en bouche permettant de découvrir les différents musiciens et le chef d'orchestre Emmanuel Krivine, la soprano Karine Deshayes fait son entrée sur scène pour interpréter des textes issus de La Comédie de la Mort de Théophile Gautier. Même si les courts poèmes sont effroyablement classiques et pas forcément passionnants, les voir prendre vie en musique devant soi – nous étions au milieu du premier rang – fut un véritable plaisir. Ainsi, comprendre le texte chanté de manière lyrique demande une concentration de tous les instants qui permet également de mieux apprécier le raffinement de la composition de Berlioz.

La deuxième partie n'était autre que la puissante Symphonie N°1 de Robert Schumann appelée Le Printemps. Composée en quatre jours et quatre nuits du 23 au 26 janvier 1841, cette symphonie renversante éblouit par la force de ces quatre mouvements. Globalement entrainante, joyeuse et énergique, elle parvient également à insuffler durant quelques instants – notamment dans le deuxième mouvement – un peu de calme et d'émotions qui renforcent le dynamisme et l'audace des passages les plus enjoués.

Et j'ai donc pris un plaisir non-feint devant ce concert suffisamment accessible pour mes oreilles néophytes.

mardi 13 mai 2008

Everybody is guilty

Un concert de No One is Innocent est un événement inratable ! La garantie de vivre un moment unique, survolté et violent. La promesse d'en ressortir suant et sanglant. Pourtant, tout avait plutôt mal commencé avec un spectacle de strip-teaseuse un peu glauque. Trois filles absolument pas synchro se déshabillant au son de vieux tubes américains ringards. Un spectacle vulgaire qui s'enfonce dans sa médiocrité au fur et à mesure, médiocrité qui atteint son paroxysme quand l'une de ces pouffiasses passe parmi les spectateurs pour leur faire lécher un gâteau écoeurant...
Heureusement, après une vingtaine de minutes de supplice, les membres du groupe montent enfin sur scène. Le public est déchaîné. Je saute dans tous les sens, me heurte à des hommes aussi virils que moi, me cogne de droite et de gauche contre d'autres fans du groupe. Un son de révolte émane du public. Qu'il est bon de se sentir entouré uniquement de gens de gauche, voire d'extrême-gauche. Le groupe égraine des morceaux de ses premiers albums : Nomenklatura, La peau et y ajoute ceux extraits des deux derniers albums : La peur, Liar, Us Festival. Après Chile, je sens que je défaille. J'ai chaud. J'ai la tête qui tourne. J'ai soif. Je me sens mal. Je décide de sortir de la fosse, fendre la masse pour aller reprendre mes esprits aux toilettes. Remède efficace. Je me réhydrate, m'humecte le visage et la nuque. Et retourne reprendre ma place sur le devant de la fosse. Pile-poil quand ma chanson préférée commence : Revolution.com. Sur scène, le chanteur et les musiciens, torse nu, s'en donnent à coeur joie, heureux du public réuni dans la petite salle de La Maroquinerie. Le principe de la soirée est d'inviter des filles pour faire des reprises de leurs propres chansons. Sont invitées : Nadj, Ina Ich, Faustine de Munshy ou encore Juliette Dragon. Un concert qui fut tout sauf politiquement correct, hormis peut-être la reprise ironique de Love Me Tender à la fin sous les ricanements d'un public conquis...Un concert tellement parfait qu'il parvient à faire oublier la déconvenue de la première partie.

mercredi 30 avril 2008

The Hoosiers sessionnent le Trabendo

Vous ne connaissez pas encore The Hoosiers ? Mais qu'attendez-vous pour vous ruer sur leur CD, l'un des albums les plus entrainants de ces dernières années ? Sur scène, on retrouve la même folie qui parcoure le groupe de part en part. Déguisements ridicules (Superman, Spiderman, Robin ou encore les deux squelettes jouant guitares et trombones), aspect délirant et déjanté qui émane du chanteur encore renforcé par la mise en scène de cettre Trabendo Session. Je n'avais pas été les voir à l'Elysée-Montmartre mais si vous vous souvenez bien, j'étais allé en pleine période de partiels les voir à la Maroquinerie. En trois mois, le groupe a énormément progressé sur scène; plus de rythme, plus de charme, moins de ratés assortis d'une mise en scène plus classe et plus rigolote. Je suis donc satisfait de ce petit concert gratuit au Trabendo où il régnait une bonne ambiance et où il y avait finalement moins de petits péteux qu'à la Maroquinerie.Un groupe à découvrir expressément même si vous n'êtes vraisemblablement pas passé à côté de leur single Worried about Ray qui inonde les ondes depuis plusieurs semaines...

dimanche 20 avril 2008

Quatre concerts pour le prix d'un

Durant mon week-end lillois, j'ai eu la chance d'assister à quatre concerts ! Quatre concerts Rock pour un week-end résolument rock'n'roll !A l'origine, la principale raison de mon déplacement dans le Nord de la France était ma volonté d'assister au concert de The Do au Splendid. Mais avant ce concert, les Paradis Artificiels, festival rock à Lille, avaient programmé deux autres groupes : Quidam et The Tellers. Le premier était particulièrement pathétique. Du rock français névrosé et sans aucune originalité. Sans oublier le côté frime qui fait tant de mal à nos artistes nationaux. Le second, en revanche, valait le détour. Je connaissais vaguement quelques chansons de ce groupe belge et j'étais vraiment enchanté de les découvrir sur scène. Bonne ambiance dans la fosse et public sympathique dans cette petite salle du quartier de Fives.Quand The Do montent sur scène, on a vraiment l'impression d'être aspiré dans un univers vraiment particulier, un monde qui leur est propre et dans lequel ils nous font l'immense privilège de nous laisser y entrer le temps de quelques chansons. Pour nous, ils interprètent deux nouveaux morceaux (qui donnent envie de découvrir leur futur album) ainsi qu'une reprise de Crazy de Gnarls Barkley bien mieux que l'original. Même s'ils ne font pas l'intégralité de leur album A Mouthful, le concert dure un peu plus d'une heure. J'ai été vraiment impressionné par la tonalité que prennent certains morceaux, le concert est un rendez-vous beaucoup plus rock que ne peut l'être leur album. Un peu surpris de découvrir que The Do ne se résume pas seulement à la belle Olivia et au beau Dan mais qu'il y a également un batteur à la batterie aussi étrange qu'efficace !A la fin du concert, ma cousine et une de ses amies - Amel - iront faire leurs groupies et se feront prendre en photos avec les deux acolytes ce qui nous vaudra de rater le dernier métro !^^

* * * * *

Par ailleurs, je pensais ne jamais en être réduit à aller voir un concert gratuit à 16h un dimanche après-midi. Pourtant, tout à l'heure, j'ai assisté avec plaisir au concert gratuit du groupe bordelais Hey Hey My My à la maison de quartier Les Moulins. J'avais écouté leur album à sa sortie mais je ne l'avais pas transféré lorsque j'ai changé d'ordinateur en juin. Celui-ci eut donc une durée d'écoute plus que limité, n'ayant jamais eu la chance de figurer sur la playlist de mon ipod. C'est donc une quasi-découverte pour moi lorsque je pénètre dans la salle. Je suis amusé de reconnaitre plusieurs personnes présentes lors du précédent concert. Le concert étant organisé au beau milieu d'une Garden Party réservée aux enfants, ceux-ci parviennent à se glisser aux premiers rangs. Fort heureusement, le rock de Hey Hey My My n'est pas endiablé. Une heure de concert plus tard - et quelques vannes foireuses (notamment sur le Nord) lancées par le chanteur - je dois m'avouer satisfait d'avoir pu assister à ce sympathique concert plus pop que rock.Mon seul regret : avoir du choisir entre Aaron à L'Aeronef et Blonde Redhead au Bataclan jeudi soir...

jeudi 17 avril 2008

Blonde Redhead is a Butterfly

Concert étrange et étonnant de Blonde Redhead dont le rock psychédélique a envouté Le Bataclan ce soir. En première partie, c'est le groupe Devastations qui nous offre un rock apocalyptique assez entrainant. Enthousiasmé par les deux premières chansons, je reste quand même assez mitigé sur le talent de ce groupe malgré leur bouquet digne d'une fin du monde...

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Après une courte pause, ce sont les membres de Blonde Redhead qui montent sur la scène. Blonde Redhead, je les ai découvert avec le court-métrage Cindy, the Doll is Mine de Bertrand Bonello avec Asia Argento. Dans ce court, le morceau Doll is Mine prend une dimension assez ahurissante. Le spectateur atteint alors un état de transe quasi-extatique. Immédiatement après avoir eu ce coup de foudre aussi bien cinématographique que musical, je me suis emparé de leur album Misery is a butterfly. Je suis alors tombé sous le charme de ce groupe unique. Même si je considère leur nouvel album - 23 - un peu moins bon, je m'empresse de réserver ma place. J'y retrouve Toli et plein d'autres bloggeurs...



Une heure et demi plus tard, j'en ressors envouté par la voix de Kazu Makino et séduit par le rythme étrange et intemporel des morceaux choisis par le groupe. Je ne suis absolument pas déçu par ce show sidérant offert par Blonde Redhead et je reconnais avoir presque connu l'extase avec les morceaux Doll is Mine ou Elephant Woman. Un concert rock presque psychédélique offert par un groupe unique et résolument atypique dans la scène new-yorkaise actuelle.

samedi 5 avril 2008

Alex Beaupoint

Alex Beaupain au Café de la Danse près de Bastille ? J'en rêvais, le merveilleux Toli a exaucé mon voeu ! Et ce fut un moment vraiment unique, une plongée dans un univers à part entière, un monde où la tristesse et la mélancolie ne sont pas bannies mais bel et bien érigées au rang de valeurs refuge ! Après une première partie sympathique sans grande originalité (je n'ai même pas retenu le nom de l'artiste franchouillard qui s'est produit devant nous), Alex Beaupain monte sur scène et s'assoit directement devant son piano pour commencer avec Brooklyn Bridge, le morceau qu'il interprète dans Les chansons d'amour ! J'avoue ici mon ignorance : je ne connais que la bande-originale du film de Christophe Honoré, Christophe Honoré qui était d'ailleurs assis à moins de deux mètres de moi ! Mais je prends un réel plaisir à découvrir ses morceaux, des morceaux dans lesquels on ressent la large part autobiographique à l'origine de l'émotion que le public ressent. Un public jeune et branchouille qui en redemande et en redemande. Car sur scène, Alex Beaupoint - clin d'oeil à Jean-Paul Rouve et Gilles Lellouche - ne se foule pas. Il laisse de côté de nombreuses chansons, des chansons que j'attendais particulièrement comme Delta Charlie Delta ou Inventaire. Une heure maximum avec trois ou quatre rappels (dont un massacré par Grégoire Leprince-Ringuet venu en guest-star et déjà aperçu dans le public au début du concert) parsemé de petites touches d'humour qui paraissent bien souvent artificielles !Un moment unique, chargé d'émotions et de souvenirs... sans oublier les images du film qui défilaient sous mes yeux, notamment sur Je n'aime que toi, chanson complètement différente lorsqu'elle est uniquement interprétée par Alex Beaupain ! Il ne manquait que Louis Garrel et Clotilde Hesme pour la fête soit totale !